Opération Forêt Planter

L ‘association organise l’opération « Forêt Planter » ce dimanche 26 Novembre à 10h00.

Au programme une plantation symbolique d’une vingtaine d’arbres, une conteuse pour les enfants, une collation (soupes, cakes, tartes, …) et bien entendu un moment convivial pour échanger sur la forêt.

N’oubliez pas de réserver par mail ou en déposant à la mairie de Locquignol le bulletin de participation ci dessous.
(5€ par personne, gratuit pour les enfants).

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Coupe Rase du côté de Berlaimont

Quand les scandales du gestionnaire se succèdent.

A Mormal, l’ONF se fiche de l’aspect paysager et galvaude son plus beau produit, à tarifs de bois de chauffage.
Un petit coin de paradis, un morceau de la forêt proche des habitations qui va finir en coupe rase. Et avec un bois de qualité, du bois de merrain, qui s’est vendu en juin 2017. Les 1700 m3 de bois partiront à moins de 40€/m3.
Une affaire en or pour l’entreprise forestière.
Un désastre économique et paysager pour les autres.
D’autant que sous ce couvert forestier se cache une antenne télécom. Il ne restera qu’elle de bien visible pour les prochaines décennies.

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Les raisons de la colère.

Les raisons de la colère.

Association Mormal : Forêt Agir

 

Note liminaire

Si vous voulez comprendre cette colère, prenez quelques minutes.  

Et lisez…

L’ensemble des informations délivrées ci-dessous sont véridiques. Rien n’est inventé.

Les données sont celles, publiques, de l’ONF. 

Les citations sont issues des courriers officiels reçus de l’association et/ou des articles de presse des principaux intéressés. Non démentie à ce jour

L’association a déposé une plainte devant le tribunal des référés d’Avesnes-sur-Helpe en juin 2017. Jugement attendu le 12 octobre. Le sujet concerne les courriers recommandés (exemple) démontrant, parcelle par parcelle, les incohérences paysagères et les volumes excessifs prévus. 

 

  • La forêt de Mormal est-elle surexploitée depuis 2014 ? 

  • Peut-on dire qu’il y a un problème dans la gestion sylvicole de cette forêt ?

 

  • Les données

Nous avons comparé les données concernant l’ensemble des parcelles qui composent la forêt de Mormal, et ce depuis l’entrée en vigueur du nouveau plan d’aménagement en 2014 

Seules les coupes quantifiables issues des données des coupes programmables par période pluriannuelle du plan d’aménagement 2014-2033 ont été comparées aux fiches issues des catalogues de vente publique de bois.

En d’autres termes, nous avons comparé le volume prévu du plan d’aménagement et ce qui a été réellement vendu. Dans les deux cas, c’est l’ONF qui est le décideur.

 

  • Analyses 

Le détail complet, par parcelle, a fait l’objet d’un courrier recommandé à l’ONF ainsi que d’un plan de situation

Sur base de ce comparatif, Il en résulte une mise en vente, pour les 124 parcelles étudiées sur les années 2014, 2015 et 2016 un total de  185 509 M3

Le plan d’aménagement autorisait l’office national des forêts à prélever un total de 132 312 M3 

  • La différence représente un prélèvement en excès de + 53 196 M3

  • Les excès de prélèvement atteignent + 40.2% en MOYENNE sur les 3 premières années d’exploitation

 

Que représente ce volume ?

 

Il est difficile de s’imaginer ce que représente un tel volume. Ce chiffre est§ abstrait, tant il semble énorme.

 

Essayons de l’imaginer :

 

  • Un camion et sa remorque peuvent charger +/- 38 M3 de bois (L=2m). 

Soit 1 400 semi-remorques de prélevés à la forêt. 

  • Mis bout à bout, ce charroi aurait une longueur supérieure à … 25 kilomètres (1400 camions* 18m)

  • Autre possibilité de compréhension:  en matière de production de cette forêt :

 

Suivant le plan d’aménagement de l’ONF, il est défini, en page 6, que la forêt de Mormal produit, en moyenne, 5.77 M3/Ha/an 

 

La surface du massif étant de +/- 9 123 ha, un calcul simple donne une production annuelle attendue de 52 639 M3 de bois.

 

Il est facile de démontrer qu’en l’espace de trois ans, la surexploitation est l’équivalent de plus d’un an de production de l’entièreté du massif forestier de Mormal !!!

 

 

  • Réponses

 

  • Office National des Forêts.

De tous les courriers recommandés envoyés à l’ONF depuis février 2017, nous n’avons reçu qu’une seule réponse officielle. Elle date du 6 juin. 

« »

Sinon, par voie de presse, diverses interprétations, suivant qu’il s’agisse de l’ancien directeur ou du nouveau (avant et après le 01 avril 2017. Sans blague !)

Mr Wimmers, directeur : La Voix du Nord du 14 mars 2017

« Elle (…la forêt de Mormal…) est gérée par rapport à un plan de gestion. Les chênes pédonculés, commente Bertrand Wimmers, sont des espèces qui ont besoin de lumière, et qu’il faut desserrer pour qu’ils prospèrent correctement par rapport au changement climatique »

 

Mr Marquette, directeur : La Voix du Nord du 07 juin 2017

« On applique aujourd’hui une sylviculture plus dynamique par rapport à ce qui se faisait avant. »

« Nous appelons ça une sylviculture de rattrapage »

 

  • La préfecture du Nord

Deux réponses reçues, à l’identique :

« La hausse des volumes prélevés se justifie notamment par une augmentation du volume sur pied mise en évidence par l’institut national de l’information géographique et forestière, phénomène constaté également au niveau national. »

 

Les autres réponses sont toutes sur le principe, fort aimable, de la prise d’intérêt du courrier et de la suite apportée ultérieurement. 

Les ministres renvoient directement à la préfecture du Nord.

 

  • Politiques

Les deux députés de la circonscription présents au second tour des législatives ont reçu le dossier. Dans les deux cas, une visite  a été organisée dans la forêt. Les explications leur ont été données. L’intérêt semble réel.

Pour le LREM : Anne-laure Cattelot

Pour le FN : Gerard Philippe

À suivre…

 

Conclusion des réponses :

Les seules réponses sont celles de l’ONF. Directement par courrier ou indirectement via la presse ou la préfecture.

Via la presse, aucune réponse sur le fond. Les excès de coupes par rapport au plan d’aménagement sont gentiment éludés. On parle de mise en lumière (euphémisme), de changement climatique…

Via la préfecture, on a droit à un grand moment d’humour sarcastique : oser dire que la raison est due à la croissance exceptionnelle des arbres…

Pour rappel, et concernant cette croissance subite ou « à cause du changement climatique », le plan d’aménagement à commencer à prendre effet … en 2014. Il résulte d’une étude approfondie des surfaces, de la biodiversité et du paysage. 

L’ONF est dépositaire du plan d’aménagement. Cette entreprise l’est également de son suivi.

Considérer 40% de surexploitation et devoir se contenter de telles explications est risible.

 

  • Le procès

 

La SPEFF, Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France , association nationale reconnue d’utilité publique depuis 1936 et agréée pour la protection de l’environnement depuis 1978 nous a rejoint dans la procédure. Elle est plus connue aujourd’hui sous le nom de Sites & Monument. 

 

Vous l’aurez compris, que ce soit à l’ONF, à la Préfecture du Nord ou aux ministères, personne ne semble s’inquiéter du devenir de cette forêt.

Les preuves sont lourdes, le dossier est clair. Les données incontestables 

Nous avons saisi en juin le juge des référés du tribunal d’Avesnes-sur-Helpe.  La procédure est en urgence.

Nous ne savons pas si le juge se déclarera compétent pour ce dossier. 

Et dans l’affirmative, nous espérons être entendus.

 

Merci à ceux qui ont pris la peine de lire jusqu’ici. 

Si vous êtes sensible sur ce sujet, sachez que la forêt de Mormal a besoin de vous. Vous pouvez vous faire membre de l’association via le site mormal-foret-agir.fr

Vous avez également la possibilité de faire un don en ligne. Actuellement nous avons dépensé plusieurs milliers d’euros en frais d’huissier et d’avocats. Des expertises judiciaires sont prévues très prochainement. Leur coût est important

 

Merci à vous.

Merci aux nombreux bénévoles, aux sympathisants de l’association.

 

Je terminerais par un texte issu de l’ancêtre de l’ONF : Les eaux et Forêts.

Deux affiches sous verre ont été retrouvées dans le grenier de la maison forestière d’Obies. 

On peut y lire, entre autres :

«  Il faut 120 ans d’effort pour faire une belle forêt,…, qui est pour le pays une richesse et une parure  …  »

 

TOMSEN Benoit

Président

28 septembre 2017 La Voix du Nord

LOCQUIGNOL

Coupes excessives en forêt, le délibéré attendu le 12 octobre

En février, l’association Mormal forêt agir avait mené des actions contre la surexploitation forestière. Photo SAMI BELLOUMI

En février, l’association Mormal forêt agir avait mené des actions contre la surexploitation forestière. Photo SAMI BELLOUMI

L’association Mormal forêt agir, qui dénonce la surexploitation forestière du massif de Mormal, avait mené depuis la fin du mois de février plusieurs actions coups de poing sur certaines parcelles dans lesquelles les arbres avaient été martelés et donc voués à l’abattage. Au printemps, cette association avait décidé de passer à la vitesse supérieure et de saisir la justice.

L’association, par le biais de son avocat, avait donc saisi le juge des référés à la fois contre l’Office national des forêts et contre quatre acheteurs sur pied d’arbres pour demander que cesse la coupe de bois en forêt de Mormal. Mormal forêt agir estimait en effet excessives les coupes d’arbres par rapport à ce que préconisait le plan d’aménagement forestier. Entre-temps, une association, la SPPEF (Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France) a rejoint l’action de Mormal forêt agir.

Renvoyée une première fois, en juin, l’audience devant le juge des référés du tribunal de grande instance d’Avesnes-sur-Helpe s’est tenue mi-septembre. Le délibéré sera, quant à lui, rendu le 12 octobre.

 

11 mai 2017 La Voix du Nord

La Voix Du Nord. Lien cliquable sur le titre

LOCQUIGNOL

Contre les coupes excessives, Mormal forêt agir saisit la justice 

Sur cette parcelle, non loin de l’arboretum, les arbres martelés sont en cours d’abattage.

Sur cette parcelle, non loin de l’arboretum, les arbres martelés sont en cours d’abattage.

Fin février, ils avaient chaussé les bottes en caoutchouc, enroulé autour des troncs d’arbres martelés par les agents de l’ONF, et donc voués à la vente, de rubalises pour marquer l’opinion publique. Une action semblable avait été répétée à plusieurs reprises jusqu’à la dernière, en date du 1er avril.

Par cette action symbolique, ils voulaient dénoncer «  la surexploitation forestière de Mormal  », et ces troncs d’arbres débités, s’accumulant le long des routes forestières, à tel point que les membres de l’association avaient surnommé la route de Landrecies, «  l’autoroute de la honte  ». Sous la plume de son président, Benoît Tomsen, l’association Mormal forêt agir avait envoyé plusieurs courriers, non seulement aux ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et des Finances, mais aussi au Parc de l’Avesnois – dont la commune de Locquignol est sortie depuis 2010 – pour les alerter de la situation qu’ils jugeaient préoccupante, et à l’office national des forêts, qui depuis le 1er avril, a changé de directeur.

Benoît Tomsen a épluché à la fois le plan d’aménagement forestier de la forêt de Mormal qui préconise, sur 2014-2033, le nombre de prélèvements par an et les fiches de vente des bois. «  Ce plan d’aménagement, on ne le conteste pas. C’est ce qui sera mis en application dans les vingt prochaines années. Nous ne sommes pas contre l’exploitation forestière.  » Ce qu’il pointe du doigt, c’est la «  surexploitation, le volume de bois vendu qui ne correspond pas à ce qui est préconisé dans le plan d’aménagement. Sur l’ensemble de la forêt de Mormal, c’est 40 % en moyenne. C’est n’importe quoi. En 2016, ce sont 41 489 m3 de prélèvement prévus dans le plan d’aménagement. Or, ce sont 64 182 m3 qui ont été vendus. Ce sont 22 692 m3 de coupes excessives, c’est ce qui correspond à la différence de volume ».

Réuni le 4 avril, le conseil d’administration de l’association a donné autorisation à son président d’ester en justice contre ce qu’il estime être de la surexploitation forestière. Par le biais de son avocat, l’association doit demander au juge des référés de faire cesser les coupes excessives de bois. Parallèlement, l’association envisage de porter plainte au pénal contre l’ONF