SUREXPLOITATION EN FORET DE MORMAL : Les chiffres 2018 de l’Office National des Forêts.

24 921 M3, soit 20 766 arbres !!!

C’est la différence entre ce qui était prévu au plan d’aménagement et les ventes publiques de l’ONF, rien que pour 2018 !!!

Aujourd’hui, c’est la journée internationale des forêts. Sur Mormal, on aimerait s’en réjouir. Il n’en est rien.

Pendant que l’ONF communique sur la qualité de ses prestations, son intérêt pour la biodiversité, sa prise en compte des problèmes de climat, la réalité est beaucoup plus crue.
Et à l’exact opposé de la belle histoire qui vous est contée.

Vous trouverez ci-dessous le décompte macabre de la surexploitation en forêt domaniale de Mormal.
Données mise à jour suivant la dernière vente publique de décembre 2018.
Celles-ci ne concernent que les ventes publiques de bois sur pied de l’année dernière.
Nous n’avons pas les données concernant les ventes de bois-énergie ni les ventes de bois façonnés (ex : piles en bord de route).
Ces données doivent s’ajouter.
Le juge administratif ne va plus tarder à se prononcer sur ce sujet.

Les politiques que nous avons sollicités ont pris le dossier en mains. Notre députée, Mme Cattelot et le député de Lille, Mr Bernalicis ont remué l’Assemblée Nationale sur le problème.

Des juges, qu’ils soient administratifs ou judiciaires ont été saisi par l’association.

Il est fort à parier que 2019 sera un tournant dans la gestion de cette forêt.

On ne lâche rien !

Détails : suivant les parcelles vendues et le plan d’aménagement

Prévu : 32 893 M3
Réalisé : 57 721 M3
Dépassement : 24 921,8 M3
Ratio : +75,80%

Arbres abattus (diam sup à 25cm) : 35 545 unités
Arbres en excès (ratio) : 14 988 unités

Perches abattues (arbres diam inférieurs à 20-25cm) : 13 488 unités
Perches en excès (ratio) : 5 772 unités.
Excès de prélèvement : 75,8 %

Détail en fichier joint.

Tomsen Benoit.
Président.

Qu’est-ce qu’une surexploitation ?
Wiki : La surexploitation est une notion utilisée en Sciences de l’Environnement et dans l’économie du développement durable pour désigner le stade où un prélèvement de ressources naturelles, difficilement ou coûteusement renouvelables dépasse le stade du renouvellement.
La surexploitation du « capital nature » induit une altération des écosystèmes, parfois irréversible aux échelles humaines de temps, avec d’éventuels impacts collatéraux à échelle planétaire (sur le climat en particulier).

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